15019Les éléments clefs
 
- La BCE n’acceptera pas de pertes sur ses emprunts grecs
- Le déficit de la balance des paiements se creuse en décembre en France
- L’Espagne va se battre contre le chômage
 

Analyse du jour
 

La BCE n’acceptera pas de pertes sur ses emprunts grecs
 
La Banque centrale européenne (BCE) ne peut pas accepter de perte sur les emprunts d'Etat grecs qu'elle a en sa possession, a déclaré jeudi son président Mario Draghi, qui n'a toutefois pas entièrement écarté l'idée que la BCE puisse jouer un rôle dans un nouveau plan d'aide à Athènes.
 
Lors d'une conférence de presse, Mario Draghi a souligné qu'il n'autoriserait pas la BCE à enfreindre l'interdiction de financement direct des Etats. Il a toutefois précisé que réaliser un bénéfice sur les emprunts détenus par la BCE en vendant des obligations grecques au Fonds européen de stabilité financière (FESF) à profit n'était pas une forme de financement des Etats. "L'idée que la BCE puisse contribuer financièrement au programme [d'aide à la Grèce] serait une violation de l'interdiction de financer les États" a expliqué Mario Draghi.

Le président de la BCE a annoncé par ailleurs l'approbation de nouveaux critères d'éligibilité, moins stricts, pour certains pays de la zone euro souhaitant avoir recours aux opérations de liquidités de la banque centrale. Les banques centrales nationales d'Italie, d'Irlande, de France, d'Espagne, d'Autriche et de Chypre pourraient de fait accepter plus de collatéraux, mais le conseil des gouverneurs de la BCE doit encore les approuver au préalable. Les titres éligibles en tant que garanties pourraient représenter jusqu'à 700 milliards d'euros, mais seuls 200 milliards d'euros d'entre eux seraient approuvés comme étant acceptables par le conseil des gouverneurs, a poursuivi Mario Draghi.
 
Il a également estimé que le montant de la demande pour la nouvelle opération de refinancement à trois ans de la BCE fin février devrait être substantielle et pourrait avoisiner le niveau de la précédente.
 
Mario Draghi a également noté que l'économie de la zone euro restait fragile et que l'inflation devrait rester au-dessus de 2% pendant plusieurs mois cette année avant de passer sous ce seuil. Les perspectives économiques restent soumises à d'importantes incertitudes et à des risques de détérioration élevés, a-t-il ajouté.
 
Le déficit de la balance des paiements se creuse en décembre en France
 
La balance courante des paiements de la France a affiché un déficit de 3 milliards d'euros en décembre, pénalisée par une dégradation de la balance commerciale, a annoncé vendredi la Banque de France. Ce chiffre marque une détérioration du commerce extérieur français après un déficit courant de 2.1 milliards d'euros en novembre. La balance des capitaux a été équilibrée, tandis que la balance financière fait apparaître un excédent de 1.6 milliard d'euros. En décembre, les sociétés étrangères ont investi 2.8 milliards d'euros en France, tandis que les investissements français à l'étranger se sont élevés à 5 milliards d'euros.
 
L’Espagne va se battre contre le chômage
 
L'Espagne approuve vendredi une nouvelle réforme pour assouplir son marché du travail, espérant mettre fin à la hausse vertigineuse du chômage, avec un taux record dans le monde industrialisé et le double de la moyenne européenne. C'est le troisième grand chantier du nouveau gouvernement conservateur, qui a pris ses fonctions fin décembre et tente désormais de redresser un pays empêtré dans la crise.
 
Après la réforme budgétaire, pour parvenir à un déficit zéro en 2020, après celle du secteur bancaire, pour le nettoyer de ses mauvais actifs immobiliers, il s'attaque à un autre point faible de l'économie espagnole: le chômage, qui touchait 22.85% de la population active fin 2011. Un taux trois fois plus élevé qu'en 2007, quand il avait chuté à son plancher historique de 7.95%, grâce à la bulle immobilière.
 
"Nous avons détruit une grande quantité d'emplois très rapidement, en partant d'une situation de quasi-plein emploi entre 2007 et 2008, et en arrivant très vite à des taux de chômage très élevés", commente Javier Velazquez, professeur d'économie à l'université Complutense de Madrid.
"Nous sommes revenus presque vingt ans en arrière", ajoute-t-il, "et nous devrions avoir du mal à revenir sous les 10% avant une décennie".
 
Pour les experts, l'éclatement de la bulle en 2008 n'est pas la seule explication à ce retournement de situation. Le marché du travail espagnol est défaillant. La première raison pour laquelle c'est compliqué de créer des emplois en Espagne, c'est parce que cela coûte trop cher de licencier. Il faut rendre plus flexible la négociation collective et essayer de rapprocher le coût de licenciement entre les travailleurs permanents et temporaires. Il s'agit aussi de limiter le nombre de contrats temporaires et de favoriser la formation et la flexibilité au sein de l'entreprise.
 

Scénario du jour
 

A 14h30 nous attendons les résultats de la balance commerciale Canadienne prévue pour 0.7B au lieu de 1.1B précédemment.
 
A 14h30 sera dévoilé la balance commerciale Américaine prévue pour -48,4B, enregistré précédemment à -47,8B.
 
Une tendance à la baisse à un effet négatif sur la monnaie nationale.
 
A 18h30 nous attendrons la conférence du président Bernanke de la FED.
 
La parité EURUSD vient de rencontrer la résistance sur 1.33 et replonge actuellement vers un pullback sur 1.32 en support. Nous conseillons de ne traiter que les positions longues tant que le cours sera situé au dessus de 1.3150.

Par William Durandet,