15019Les éléments clés
 

- Les marchés européens ouvrent stable après l'accord grec
- Les investisseurs privés fortement mis à contribution dans le cadre du deuxième plan d'aide à la Grèce
- Gros rachat dans le secteur pétrolier en Amérique du Nord
- 16h, publication de l'indice de confiance des consommateurs de la zone euro
 
Les marchés financiers ont peu réagi à la nouvelle d'un accord hier soir sur le dossier grec. On notera notamment que l'indice parisien CAC 40 a à peine marqué quelques points dans les échanges matinaux. Les investisseurs attendent surtout la réaction de Wall Street cet après-midi au lendemain d'un jour férié. Un optimisme plutôt modéré est au rendez-vous pour l'instant.
Comme prévu, hier, les dirigeants européens sont parvenus à un nouvel accord sur le dossier grec. Le nouveau programme de renflouement prévoit notamment que les créanciers privés adu pays acceptent une décote nominale de 53.5% sur leurs titres, via un échange d'obligations censé effacer plus de 100 milliards d'euros de dette grecque. Au total, les investisseurs privés devraient perdre entre 73% et 74% de la valeur actualisée nette (VAN) de leurs titres dans le cadre du deuxième plan d'aide au pays. Les bancaires n'ont pas trop réagi pour le moment à cette nouvelle qui était prévisible. De nombreux points restent encore à éclaircir, concernant notamment le rôle exact de la BCE. De nouvelles discussions vont inévitablement ponctué les prochaines semaines. On peut donc facilement en conclure que le dossier grec va encore empoisonner les échanges internationaux pendant plusieurs mois.
 
Sur le marché du pétrole, un rachat présenté comme historique va avoir lieu: l'entrepreneur canadien Flint Energy Services va être racheté par le géant américain de la construction URS pour 1.25 milliard de dollars. Les actions des deux sociétés risquent d'afficher des hausses importantes à l'ouverture de la session américain. Toujours dans le secteur pétrolier et gazier, on notera la signature hier d'un accord entre le Mexique et les Etats-Unis sur des projets pétroliers et gaziers communs dans le Golfe du Mexique. Les compagnies américaines d'énergie vont ainsi pouvoir collaborer avec l'entreprise nationale mexicaine Pemex.
 
Sur le marché des changes, dans le foulée de l'accord sur la Grèce, la monnaie des 17 a atteint un plus haut niveau depuis trois mois face au yen japonais, regain d'appétit au risque oblige. Ce regain d'optimisme n'a toutefois pas profité à l'aussie qui déclinait face à la monnaie américaine dans les premiers échanges, vers 1.0711 USD après la publication du compte rendu de la dernière réunion de la Banque de Réserve Australienne du 7 février dernier.
 

Prévisions du jour:
 

Sur le plan macroéconomique, l'actualité est peu chargée aujourd'hui. Les investisseurs vont surtout prêter attention à la publication à 14h30 de l'indice de la Fed de Chicago et, plus tard, à 16h, à l'indice de confiance des consommateurs de la zone euro qui est attendu en léger mieux, à -20.2 (contre -20.7 précédemment). L'influence sur l'euro de cet indicateur sera faible. Il est fort probable que de nouveaux développements concernant le dossier grec favorise la reprise de la monnaie unique qui pourrait maintenant se diriger vers 1.33 dollar.