crise1Même si les Etats-Unis résistent aux conséquences de la crise économique dans la zone euro, la reprise américaine est particulièrement faible. Comme l'a souligné l'économiste de Gluskin Sheff, David Rosenberg, il s'agit de la plus lente reprise économique jamais considérée au regard du stimulus massif mis en place par la FED et le gouvernement américain au cours des trois dernières années.

Cette reprise économique particulièrement atone prouve que les défis sont encore nombreux à surmonter. Tout d'abord, les Etats-Unis sont toujours dans les "affres d'un cycle de remboursement de la dette qui est sans précédent et intrinsèquement déflationniste". En général, on considère qu'il faut entre six et sept ans pour qu'un cycle de désendettement étatique soit accompli; les Etats-Unis ne sont donc même pas encore à mi-chemin.

L'endettement...

La dette des ménages américains pèse un poids considérable sur la dynamique américaine. Bien qu'on constate une inversion de la tendance par rapport aux années précédentes, le cycle de désendettement des américains n'a que commencé.

L'immobilier...

L'autre défi majeur réside dans l'immobilier qui a été au coeur de la crise des subprimes. Le taux d'inoccupation des logements au niveau national est toujours très élevé et il faudra certainement de nombreuses années avant que ces excédents ne soient absorbés par le marché, permettant un retour à la normale au niveau des prix immobiliers. On a souvent coutume de dire que l'immobilier est, avec la consommation, le moteur de la croissance américaine; il va s'en dire que cela est plutôt vrai au regard des évènements des dernières années.

Le chômage….

Enfin, l'autre épine dans le pied de l'économie américaine est le taux de chômage qui a causé une "désinflation salariale" sans précédent pour une économie sortie de la récession. La FED, dans quasiment toutes ses décisions, a eu en tête ces dernières années le niveau extraordinairement élevé du chômage américain. Certains, parmi le FOMC, vont même jusqu'à affirmer que les Etats-Unis connaissent désormais un chômage structurel, un fléau que, nous, français, expérimentons depuis des dizaines d'années.