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• Le Forex dans l’attente des banques centrales

• La zone euro agira de concert avec la BCE

• Les agences de notation en partie responsables de la crise?

La publication de la croissance américaine du deuxième trimestre de 1.5% en rythme annualisé, soit 0.4 point de pourcentage de moins qu’attendu par le consensus, ravivait l’espoir de voir la FED engager une nouvelle politique d’assouplissement quantitatif.

Ainsi, vendredi à la mi-journée, la paire EURUSD s’envolait au dessus de 1.235 dollar pour un euro avant de se stabiliser aux alentour de 1.2285 au cours de la nuit. La monnaie européenne devrait garder sa tendance descendante de la matinée, le marché intégrant petit à petit les -très probables- politiques monétaires de soutien aux pays du sud de l’Europe.

Ces anticipations de politiques expansives de la part de la BCE et de la FED ont fait bondir la monnaie japonaise qui, après un bref passage au-dessus des 97 yens pour un euro, suit une tendance haussière. La monnaie unique devrait alors passer sous la barre des 96 yens au cours de la séance parisienne.

Après avoir fortement et rapidement baissé face au dollar vendredi, la devise nippone reprend des couleurs et devrait se stabiliser à 78.2.

Dans un entretien à paraître aujourd’hui, Jean Claude Juncker se dit prêt à agir avec la BCE "d’ici à quelques jours (…) sans entamer son indépendance". Le président de l’Eurogroupe réaffirme la volonté politique de sauver la monnaie unique et ajoute que Mario Draghi "dit tout haut ce que tous les chefs de gouvernements pensent tout bas".

Jeudi, la BCE annoncera sa décision de politique monétaire. Il existe ainsi de grandes chances pour qu’une action concertée de la BCE avec les Etats membres de la zone euro soit mise en place, pour limiter l'envolée des taux d'intérêt de l'Espagne et de l'Italie.

Enfin, une décote de 30% des créances grecques supportées par la BCE et les banques centrales nationales est la piste la plus à même d’être suivie par les autorités européenne et par le FMI. Cette restructuration devrait permettre de réduire de 70 à 100 milliards d’euros l’endettement grec afin d’atteindre un niveau d’environ 100% du produit intérieur brut national.

Enfin, au niveau de l'actualité, une étude suisse accuse les agences de notation d’avoir aggravé la crise de la dette dans la zone euro. Selon les économistes de l’université de St Gallen, les problèmes rencontrés par exemple par le Portugal et l’Irlande auraient justifié des dégradations de deux à trois crans tandis que ces pays ont subi une baisse de sept crans dans les faits ; ce qui aurait précipité n’importe quelle économie dans la crise.

Cette nouvelle voix dénonçant le comportement pro-cyclique des agences apporte une pierre à l’édifice de la création d’une agence de notation européenne, voulue par François Hollande.