combien-investir-en-bourseCette semaine, toute l’attention des investisseurs s’est concentrée sur le Japon. Le pays a affiché une croissance impactée par le conflit sino-japonais, en baisse de 0.9% au troisième trimestre. L’inquiétude des cambistes s’est accrue mercredi avec la présentation du Premier ministre, réputé pour sa politique monétaire brutale, à la tête du gouvernement. Très vite, Yoshihiko Noda a décidé de dissoudre le parlement. De nouvelles spéculations ont alors fait surface concernant le choix du prochain parti au gouvernement. Si les rumeurs se confirment, le parti de Shinzo Abe, favorable à une action quantitative illimitée de la BoJ devrait être choisi. Les élections sont attendues.

En zone euro, la Grèce a rassuré les marchés en optant pour un budget 2013 très austère. Cependant, un rapport de la Troïka a allongé de deux ans le délai octroyé au pays pour atteindre ses objectifs de déficit budgétaire. La décision a secoué les investisseurs forex, surtout après le délai de 8 jours demandé par la zone euro pour trouver un accord sur le déblocage des 31.2 milliards tant attendus par le pays pour renouer avec ses finances.

Du côté des indicateurs économiques, les nouvelles sont mitigées pour le continent européen. Les chiffres sont toutefois en accord avec les publications de l’OCDE qui prédit un affaiblissement de la croissance des grands pays et une stabilité pour l’Italie, la Chine et les Etats-Unis.

L’Allemagne a affiché une activité industrielle décevante et la Banque de France a revu à la baisse ses prévisions de croissance au quatrième trimestre. La chute de 0.1% du PIB à présent attendue devrait confirmer l’entrée du pays en récession. Outre-Manche, les perspectives de croissance pour 2013 sont également revues à la baisse et la BoE, sceptique sur l’avenir économique du pays, s’attend déjà à une contraction au quatrième trimestre. Vendredi, le Royaume-Uni a publié des chiffres de vente au détail en net recul. Point positif pour la zone euro: l’Italie a emprunté 6.5 milliards d’euros à un taux d’intérêt de 1.762% en baisse depuis octobre (1.941%).

Enfin, aux Etats-Unis, les cambistes ont attendu le discours d’Obama mercredi qui devait répondre aux questions relatives au "fiscal cliff". La mise en place du mur budgétaire devrait entrer en vigueur début janvier et l’économie américaine devrait retomber en récession. Les chiffres américains du chômage ont contrasté avec leurs précédents, ils sont en hausse.

Analyse technique

EURUSD: La semaine a été mitigée sur le front de l’EURUSD qui enregistre une progression de 0.31% sur les cinq derniers jours. La paire est passée sous la barre des 1.27 en début de semaine avant d’être portée à la hausse par le discours d’Obama couplé aux rumeurs concernant un retour de la zone euro en récession. La paire a donc atteint son plus bas mardi à 1.2662 et son plus haut jeudi à 1.2802.

USDJPY: C’est une très bonne semaine pour l’USDJPY qui progresse de 2.06% sur les cinq jours, traduisant la préférence des cambistes pour le dollar qui reste fort contre le yen menacé de perdre son statut de valeur refuge. Avec les changements gouvernementaux et le recul de la croissance économique, le yen a perdu du terrain face à la majorité de ses contreparties. Les cambistes s’inquiètent de devoir trouver une nouvelle devise pour remplacer ce yen préféré en temps de crise. L’USDJPY a atteint son plus bas de la semaine mardi à 78.2050 contre un plus haut à 81.2550 vendredi.

GBPUSD: La paire a commencé sa semaine en baisse avant de reprendre un courant haussier jeudi, portant ainsi le recul de la paire à 0.05% sur l’ensemble de la semaine. De nombreux indicateurs économiques sont intervenus dans ce recul, notamment la publication britannique de ventes au détail en baisse et les prédictions de la BoE plutôt pessimistes sur la reprise de la croissance au Royaume-Uni. La paire a atteint son plus bas jeudi à 1.5829 après l’annonce de la BoE qui revoit à la baisse ses prévisions de croissance pour 2013. La GBPUSD a atteint son plus haut à 1.5916 lundi.