france conomiePour 2014, l’Insee prédit une quasi stagnation du PIB avec un recul de -0.1%, assortie d'une croissance neutre pour le troisième et quasi-neutre pour le quatrième trimestre (+0.1%). Le gouvernement table toujours sur une légère progression mais comme on va le voir, ces objectifs semblent assez peu réalistes. 



Fin avril, un nouveau record du nombre de chômeurs a été atteint, le taux de chômage s’élève à 11% de la population active, très proche du record historique enregistré en 1994 et 1997, au total il y aura 113 000 destructions d’emplois marchands sur l’année. Le président français a déclaré la semaine dernière que "le chômage qui progresse depuis cinq ans va continuer, hélas, encore à progresser jusqu'à la fin de l’année". Pour parvenir à inverser la courbe du chômage il faudrait une croissance économique entre 1.5% et 2% ce qui semble impensable en l'état actuel des choses.



Le recul de l’investissement des entreprises constaté fin 2011 risque également de se poursuivre cette année, avec une baisse prévue à 2.4%. Les entreprises françaises investissent bien moins que leurs concurrentes allemandes, ce qui génère peu de créations d’emplois. Il faudrait baisser les charges et le coût du travail pour favoriser l’investissement, la concurrence fiscale continue, pendant que d’autres pays baissent leur fiscalité nous continuons à l’augmenter. Le France a eu massivement recours à l’impôt pour réduire le déficit, la pression fiscale est maintenant à un niveau excessif ce qui dégrade la confiance des agents économiques, comme l'a a maintes reprises confirmé la Banque de France.


L’investissement des ménages recule quant à lui de 3.9% sur l’ensemble de l’année, toujours à cause d'un climat économique délicat.

Cependant, grâce au rebond de la demande extérieure, les exportations seraient le principal moteur de l’économie en France cette année, elles compenseront une demande intérieure "atone" pour reprendre le terme de l'INSEE. Pour la première fois, l’économie française montre surtout des signes d’un possible rebond à moyen terme. En avril, le fort rebond de l’activité manufacturière confirme le début d’un changement de tendance. La semaine dernière, l’indice PMI des directeurs d’achat manufacturiers a rebondi de plus de 2 points à 46.8, son plus haut depuis six mois. 
Par ailleurs, la consommation des ménages se stabilise après son fort repli en 2012 (-0.9%) profitant d’une inflation basse à 0.8% permis par la politique monétaire de la BCE.
 Mais ces améliorations sont trop tardives pour sauver l’année, elles permettront néanmoins de démarrer 2014 avec un avantage légèrement positif.

Le France doit absolument restaurer sa compétitivité afin de sortir de la récession, elle devra resserrer ses dépenses publiques et renforcer ses réformes structurelles. Les défis à venir pour le gouvernement seront de: maîtriser les déficits, stabiliser la fiscalité pour les entreprises et les ménages afin de relancer la consommation et l'investissement et stopper la hausse du chômage.