euro plongeonDepuis la crise financière qui a touché presque tous les pays du monde depuis 2007, les économies ont du mal à se relever, même les plus performantes et développées. Le plus fort de la crise entre 2007 et 2010 a affaiblit certaines devises plus que d’autres, l’économie grecque a été particulièrement touché avec un déficit public qui ne s’améliore pas. Face à ces problèmes financiers qui mettent en danger l’ensemble de la zone euro, les institutions ont décidé d’aider le pays afin que la crise n’atteigne pas les autres économies voisines. Les pays européens ainsi que le FMI ont porté leur aide en prêtant des sommes astronomiques pour renflouer les caisses de l’Etat. Cependant les indicateurs économiques ne s’améliorent pas pour autant et l’euro ne cesse de dégringoler face à ces événements Il faut savoir que la Grèce était tout de même déjà en danger avec des facteurs internes importants : l’inquiétude des créanciers face à la dette publique est importante, le déficit représente à cette époque plus de 13% du PIB.

Tout ce mélange a fait plonger la zone euro dans un gouffre, le PIB a connu de très faibles niveaux: en 2007 Eurostat enregistre une croissance de 3% contre -4.4% en 2009. Les plus faibles croissances sont notamment publié en 2009 mais depuis le PIB se stabilise petit à petit.

La commission européenne a depuis peu publié des chiffres encourageants avec une croissance générale de tous les pays avec 0.3% d’augmentation du PIB. De plus les économies motrices commencent à reprendre de leur souffle avec de meilleurs indicateurs avec la France et l’Allemagne qui enregistrent une croissance optimiste. La fin de la récession pourrait s’annoncer prochainement si la croissance suit, cependant ce n’est pas le seul facteur à prendre en compte pour officialiser la fin de la crise européenne. Certes les perspectives de croissance s’améliorent avec une prévision de 1.2% pour l’année 2014, mais les chiffres concernant le marché de l’emploi sont toujours un réel problème pour la reprise de l’activité économique. Le taux de chômage ne s’améliore pas et reste stable en moyenne dans la zone euro avec 12.1%.

Ces bonnes nouvelles sont notamment due au cycle économique, 7 ans après la crise financière les effets commencent à s’atténuer et l’économie reprend son souffle et reste à peu près stable sans réelle menace.

Cependant, les efforts menés par les politiques et les changements ne restent pas suffisants pour caractériser la reprise comme définitive, la perte de compétitivité depuis plusieurs années commencent aussi à peser sur l’activité de la zone euro. Les problèmes de production et de productivité sont au cœur du problème, et aussi les différences d’évolution de chaque pays pris individuellement. L’Allemagne et la France ont permis de relever le niveau de croissance qui est resté négatif pendant six trimestres. Le fait que la croissance reste faible il est difficile de faire augmenter les exportations par la dévaluation de la devise qui entraînerait une compétitivité.

La compétitivité directement lié aux salaires exercés dans le pays il est nécessaire de rappeler les efforts menés par certains pays de la zone euro en mettant en place une compression des salaires qui a amélioré le concept de compétitivité-cout. Cependant les efforts ne sont pas communs et les pays sont trop autonomes pour arriver à trouver une entente, les politiques économiques menés par les gouvernements divergent du fait de leur autonomie.

La zone euro étant très influencée par l’économie britannique et américaine il est peut être nécessaire d’attendre les décisions qui seront prises par la FED à la rentrée. La perspective de diminution des rachats d’actifs risque fort d’influencer toutes les places boursières. Les décideurs ont voulu atténuer les effets en restant stable cet été mais ceci risque de bouger dans les prochaines semaines. La coordination des pays de la zone doit tout de même rester une question importante.