euro-contre-le-dollar.jpgLe retour de la confiance sur les marchés a au moins profité aujourd'hui à la devise de la zone euro qui connait une belle remontée. L'effervescence diplomatique de ce week-end y est pour quelque chose mais pas seulement.

La monnaie unique européenne a notamment profité face au dollar d'un climat de confiance, la plupart des traders tablant sur un apaisement de la crise financière. En effet, il semble que les gouvernements aient réussi à prendre en main la crise, notamment au niveau des banques. Les Pays-Bas ont notamment apporté leur aide ce week-end à ING. De son côté, l'Allemagne a adopté aujourd'hui en conseil des ministres le décret d'application du plan national d'aide au secteur bancaire. Ce décret prévoit entre autres une limite de 10 milliards d'euros d'aide par banque en difficulté et l'Etat allemand devrait prendre en charge jusqu'à 5 milliards d'actifs risqués. Cette agitation des gouvernements, spécialement ceux de la zone euro, semble avoir payé puisque les investisseurs, encore craintifs la semaine dernière, semblent retrouver progressivement confiance ce qui profite évidemment à l'euro.

Par ailleurs, la mise en place d'une série de sommets pour évoquer la crise financière dont le projet fut arrêté ce week-end lors d'un tête à tête à trois entre le président américain, le président français et le président de la Commission Européenne, laisse entrevoir une sortie de crise. Appelant de ces vœux un « nouveau Bretton Woods » sans toutefois dévoiler les lignes de sa pensée, Nicolas Sarkozy a fait jouer ses talents de persuasion pour arracher à Georges W.Bush le principe de cette série de sommets qui devrait appréhender l'après-crise.

Pour finir, les propos de Jean-Claude Trichet, non pas ceux évoquant l'incartade de son homologue français au FMI, mais ceux évoquant la crise, ont rassuré les marchés. Bien qu'affirmant ne pas vouloir changer de stratégie, tablant toujours sur une politique de la BCE axée sur la lutte contre l'inflation, Jean Claude Trichet a néanmoins soutenu que toutes les conditions nécessaires sont réunies pour un « retour de confiance » sur les marchés. Apparemment, les investisseurs l'ont largement écouté.