enjeux forex_2013Les Non-Farm Payrolls devraient confirmer en fin de semaine l'amélioration de l'emploi américain, avec un consensus des économistes à 190.000 pour novembre

La BCE va probablement intervenir de nouveau au cours du semestre prochain mais pour sa réunion de décembre, une action est encore trop prématurée. En dépit d'une hausse de l'IPC en novembre, soutenue grâce au rebond de l'inflation en Allemagne, Mario Draghi risque de maintenir son biais accommodant ce jeudi.

• La Banque Centrale Danoise et la Norges Bank devraient également maintenir leur politique monétaire intacte

• Les indicateurs économiques les plus importants concerneront les PMI dans la zone euro, au Royaume-Uni, en Chine, dans les pays scandinaves et l'ISM américain

Malgré la baisse des volumes en cette fin d'année, plusieurs données de premier ordre pour les Etats-Unis vont être publiées cette semaine. En tête l'indice ISM manufacturier qui devrait afficher pour novembre un déclin à 55.5 contre 56.4 en octobre, principalement du fait d'un différentiel persistant entre l'indice et la production manufacturière.

En revanche, les données de l'emploi et du chômage vont constituer un signal positif d'achat pour le dollar américain puisque le déclin du nombre de demandeurs d'emploi devrait être confirmé en novembre avec un taux à 7.2%. 190.000 créations d'emplois sont annoncées par le consensus des économistes.

Toujours aux Etats-Unis, la version préliminaire de l'indice de confiance de l'Université du Michigan devrait continuer sur sa lancée des derniers mois, profitant de meilleures perspectives économiques qui seront matérialisée par un PIB au troisième trimestre qui sera certainement revu à la hausse à 3% contre 2.8% selon la première version.

En zone euro, l'attention des cambistes se portera sur la dernière réunion de la BCE de l'année qui devrait aboutir à un statu quo. C'est toutefois à cette occasion que les dernières projections de croissance et d'inflation de l'institution seront communiquées au grand public. Nous nous attendons à une révision à la baisse des projections d'inflation pour 2014 et à une inflation toujours sous l'objectif de la BCE pour 2015. Le niveau général des prix dans l'Union et les risques qui pèsent sur la reprise économique vont entraîner une nouvelle action de la BCE au cours du prochain semestre. Au minimum, une troisième opération de refinancement à très long terme (LTRO) pour soutenir le crédit semble nécessaire. Mario Draghi, au cours de sa conférence de presse de jeudi, va certainement maintenir un ton accommodant, ce qui va renforcer le biais baissier sur l'euro.

Le PIB au T3 pour la zone et les versions finales des PMI des pays membres sont aussi prévus cette semaine, avec probablement des changements par rapport aux premières estimations pour les PMI de l'Espagne et de l'Italie. Ces modifications ne sont pas amenées à avoir un impact direct sur les taux de change.

Au niveau britannique, la réunion de la Banque d'Angleterre sera un non--évènement pour les analystes puisque le statu quo est largement attendu. De même, le traditionnel discours du chancelier Osborne devant le Parlement le 5 décembre ne devrait réserver aucune surprise et simplement confirmer la politique fiscale privilégiée depuis l'arrivée du Premier ministre Cameron. Après les fortes fluctuations à la hausse de la livre sterling la semaine passée, il ne faudra toutefois pas rester insensible à l'agenda économique britannique.

Enfin, les PMI chinois de la semaine constitueront les évènements phares pour les marchés forex en Asie et pour le dollar australien. Maintenant que le scénario d'un atterrissage en catastrophe pour l'économie chinoise est écarté, le marché des changes a affiché un certain optimisme à long terme pour le pays. Le PMI manufacturier publié par le Bureau national des statistiques chinois devrait confirmer la tendance esquissée par le PMI manufacturier calculé par HSBC et Markit. En novembre, le déclin devrait être à 51.1 contre 51.4 un mois plus tôt. Des calculs pour le secteur des services sont également annoncés, avec un impact prévisible faible sur les taux de change.

Il n'est pas certain que cette semaine soit propice encore au dollar australien qui a connu une forte dépréciation de la semaine dernière, sous l'effet de ventes de la part des fonds spéculatifs. Le mouvement a de grandes chances de se poursuivre sans tenir compte des données économiques américaines et chinoises.