Eurozone 2Les indicateurs macroéconomiques publiés hier, en particulier concernant la production industrielle en Italie et en France, confirment que l'Union Monétaire n'est pas encore sortie d'affaire. De fait, nous réitérons notre biais baissier pour l'euro avec un objectif à quelques semaines à 1.33 avant un affaiblissement plus accentué d'ici la fin de l'année.

Les récentes données de l'emploi aux Etats-Unis ne devraient pas continuer durablement à avoir un impact sur les taux de change, sachant que les chiffres de décembre et de janvier ont sensiblement été altérés par les conditions climatiques exceptionnelles. Le taux de participation demeure cependant toujours trop bas, mais dans l'état actuel des choses, une remise en cause du processus entamé par la Réserve Fédérale n'est pas envisageable. Ce qui constitue un atout pour le dollar américain.

L'euro a été soutenu ces dernières semaines par plusieurs éléments, dont une conférence de presse de Mario Draghi qui a surpris par le ton hawkish employé, et par l'attrait des investisseurs pour les actifs risqués libellés en euros. Ce mouvement de soutien pourrait être entamé dans les prochaines semaines par le retour des craintes concernant la zone euro dans son ensemble.

L'économie montre des signes d'essoufflement dans plusieurs pays moteurs, dont la France, ce qui va à terme forcer la BCE à envisager de nouvelles mesures de soutien. Les économistes de JPMorgan ont récemment, à raison, expliqué que la banque centrale européenne n'a pas suffisamment fait encore pour permettre une reprise durable. La baisse des anticipations d'inflation, qui est très aisément perceptible au regard des swaps d'inflation à dix ans, constitue une autre clef de compréhension des enjeux actuels dans l'eurozone. Le statu quo n'est pas durable.

La décision prochaine de la Cour Constitutionnelle allemande, attendue le 18 mars, à propos du programme OMT, ne devrait pas peser réellement sur les décisions d'investissement des cambistes. Aucune remise en cause n'est probable de la part de l'Allemagne.

Nous recommandons de prendre des positions vendeuses en tenant compte du niveau de 1.3500 sur le Forex. D'ici la fin du T1, la paire pourrait avoir renoué avec la cible de 1.33.