france conomieNous envisageons une croissance de nouveau atone du PIB français, avec une estimation de 0.1% au T4 par rapport au trimestre précédent. Ce chiffre aurait pu être bien pire s'il n'y avait pas eu un léger mieux au niveau de la consommation des ménages.

Toutefois, dans l'ensemble, les enquêtes sur la période menées ont été très mitigées. En témoigne l'indicateur INSEE du climat des affaires dans l'industrie qui n'a progressé que de 4 points. Notons, au passage, des baisses en ce qui concerne certaines composantes, en particulier une chute de 9 points pour les "perspectives personnelles de production". Dans les services, la baisse a également été de rigueur. Ces différents chiffres ont fait écho directement non seulement aux PMI qui restent sous la barre séparant la contraction de l'expansion mais aussi à la production industrielle qui a continué sa baisse en décembre (-0.3% en mensuel).

Seul point positif notable pour l'économie française: la consommation des ménages. Elle a progressé de 0.8% au T4 par rapport au T3. L'évolution fut de 0% au T3. On peut considérer que cette hausse risque d'être passagère car les données à propos de la confiance des ménages sont toujours plutôt mauvaises. Ce phénomène haussier de la consommation est probablement lié à des achats par anticipation, avant la hausse de la TVA, à la période des fêtes de fin d'année et enfin, de manière marginale, au déblocage de l'épargne salariale.

L'annonce du pacte de responsabilité, dont la mise en oeuvre s'annonce de plus en plus difficile car il est contesté par l'ensemble des partenaires sociaux, n'a manifestement pas eu d'effet positif sur la croissance française. Cette proposition gouvernementale, un temps appuyé par de nombreuses personnalités, n'a semble-t-il pas été répercutée dans les indicateurs économiques.

En raison d'un climat qui reste toujours favorable à la défiance, une hausse de 0.1% du PIB au T4 semble probable. Nous rejoignons ainsi les estimations officielles et celles des principales banques. Un redémarrage de la croissance est toujours en ligne de mire pour 2014 mais il s'accompagnera d'une hausse continue du chômage au moins les six premiers mois de l'année selon l'INSEE, et d''indicateurs qui resteront pour la plupart encore en zone de contraction.