janet-yellen-forexfrJanet Yellen est depuis le 31 janvier 2014 la nouvelle présidente du Conseil des gouverneurs de la Réserve fédérale des États-Unis, elle succède à Ben Bernanke. Janet Yellen est-elle prète à faire bouger les choses à la FED ? Décomposons son premier discours afin de trouver les éléments de réponses à cette question.

Voici les 5 principaux points à retenir de sa déclaration de cette semaine :

1- Nouvelle direction, même pespective

La Présidente de la Réserve fédérale américaine, Janet Yellen, a confirmé que la FED suivrait les mêmes plans d’action que ceux décrits par Bernanke, ancien chef de la FED, lors de l'une des dernières déclarations de politique monétaire qu’il a donné. Ainsi, la Fed poursuivra ses plans de réduction d’achats d'actifs de 10 milliards de dollars par mois, malgré les récents revers de l'économie américaine.


2- Yellen n’est pas préoccupée par le dernier rapport sur l’emploi américain (NFP Report)
Vous n’êtes pas sans savoir que le dernier rapport sur l’emploi américain a été assez décevant. 75 000 embauches en Décembre suivi de seulement 113 000 emplois nets créés dans le pays en janvier. Mis à part cela, le taux de participation au marché du travail a chuté à son plus bas niveau depuis 35 ans, soulignant que beaucoup d'Américains ont renoncé à chercher du travail.
Yellen précise que ces chiffres peu réjouissants peuvent- être la conséquence de facteurs saisonniers, les conditions météorologiques extrêmement froides sont en effet susceptibles d’impacter le marché du travail américain. «Nous avons eu des températures froides inhabituelles qui peuvent affecter l'activité économique dans le marché du travail et ailleurs", a-t-elle déclaré.

3- Gardez un œil sur les autres indicateurs du marché du travail.
Avec ou sans les effets liés aux conditions météorologiques, on ne peut nier le ralentissement d'activité du marché du travail américain. Yellen a souligné, en particulier, sa préoccupation concernant le chômage de longue durée.
En jetant un œil sur le tableau d’ensemble du marché de l’emploi on constate que 3,6 millions d'Américains sont au chômage depuis plus de 6 mois, et que 7 millions d’entre eux sont englués dans des emplois précaires dus à la conjoncture économique défavorable ou à des difficultés pour certains de trouver un travail stable à temps plein. Pour l'instant, Yellen envisage de regarder plus attentivement le chiffre "anormalement élevé" du nombre de chômeurs à long terme pour s'assurer que la politique monétaire de la FED ne détériorera pas les conditions de travail des américains.

4- La volatilité du marché mondial n'est pas un problème ... pour l'instant.
Les préoccupations relatives à une crise dans les marchés émergents et la volatilité du marché mondial ont également attiré l'attention de Yellen, mais elle préfère les laisser de côté et dire que ceux-ci ne constituent pas une menace importante pour l'économie américaine.
Elle a reconnu que les décisions de politique monétaire de la FED pouvaient affecter la performance économique des autres nations, mais a également affirmé que la FED allait continuer de poursuivre les objectifs assignés par le Congrès, à savoir soutenir l'emploi et la croissance économique par le maintien de la stabilité des prix.En d'autres termes ... Pas mon économie? Pas mon problème !

5- L’appétit au risque de retour ?
Appuyé par le témoignage de Yellen , il est clair que la FED a l'intention de veiller à ce que les États-Unis restent sur la voie favorable de la reprise économique . C'est suffisant pour redonner des couleurs aux actions américaines, provoquant plus de 1 % de gains pour le S & P 500 et le Nasdaq. Le Dow termine également en hausse après avoir concédé des pertes consécutives au cours des premières semaines de Février.
Cependant, impossible de savoir si ce rebond se répercutera sur des actions mondiales ou s’il se limitera au seul marché boursier américain. Après tout, d'autres marchés boursiers ont connu de fortes baisses lorsque la FED a annoncé ses plans de réduction en Décembre. L'engagement de Yellen à continuer de réduire les achats d'obligations et ses plans de se concentrer principalement sur la reprise économique américaine confirment que la faible liquidité est à prévoir dans les prochains mois, ce qui n'augure rien de bon pour les marchés émergents.