Yuan forexLes décideurs politiques chinois ont annoncé lors de leur dernière déclaration qu’ils visaient un objectif de croissance du PIB de 7.5% en 2014. Ce chiffre représente une baisse conséquente de 7.7% si l’on se réfère aux données publiées pour l’année 2013. Il montre clairement que l’économie de la Chine démarre plus lentement cette année.

Rappelons qu’une partie de ce ralentissement est a imputer aux décideurs politiques chinois puisque ces derniers tentent d’une part de réprimer les normes de crédit laxistes du pays et d’autre part de rééquilibrer la demande intérieure pour tirer la croissance économique.

Nous décortiquerons dans cet article les principaux signaux qui laissent à penser que l’économie chinoise est clairement en train de ralentir sa croissance.

Un indice PMI décevant
L’indicateur des directeurs d’achat en français, mesure l’activité manufacturière d’un pays. En Chine, ce chiffre est tombé à son plus bas niveau depuis 8 mois avec un taux de 50.2% en février. Rappelons que le seuil se situe à 50%, s’il est en dessous, il souligne une contraction de l’activité, s’il est au-dessus, il marque alors une expansion de cette dernière. Ce qu’il faut retenir c’est que les sous indices permettant le calcul de l’indice PMI (activité globale, activité des services, industrie et production manufacturière) sont pour la plupart en baisse par rapport au mois dernier.

Des exportations peu satisfaisantes
Les exportations ont chuté de 18,1% en février. De nombreux économistes s’accordent à dire que la raison de ce chiffre décevant repose sur la période. La Chine qui fétait en effet le nouvel an était en vacances. Les exportations ont néanmoins légèrement augmenté sur la période janvier-février +5%. Mais si on exclut les exportations à destination de Hong Kong, la croissance des exportations marquait un faible 2.4% pour le seul mois de février.

Un recul de l’IPC et de l’IPP
L’indice des prix à la consommation chinois (IPC) et celui des prix à la production (IPP) se sont refroidis au cours du mois de février. L’IPC marque, en effet, un recul de 2% pendant que l’IPP se situe à -2% alors qu’il n’était déjà bon en janvier -1.6%. Le refroidissement de l’IPC permet à la banque centrale chinoise une politique « facile » mais les prix à la production en baisse depuis deux ans soulèvent quant à eux des préoccupations relatives à la déflation.

La croissance des crédits chinois en berne
Les nouveaux prêts bancaires ont chuté à 645 milliards de yuans en février et sont tombés à 1.32 milliards sans doute en raison des prévisions économiques peu rassurantes. Le financement social a également pâti de ces dernières données puisqu’il est tombé à 939 milliards de yuan alors qu’il était à 2.58 milliards le mois dernier. Les économistes imputent donc le recul de ces chiffres au manque de prévisions favorables alors que les autorités chinoises affirment qu’ils sont dus essentiellement au niveau élevé des taux interbancaires.

Cette liste est loin d’être exhaustive, on pourrait en effet parler du ralentissement de la croissance industrielle qui passe de 9.7% en décembre à 8.6% pour la période de janvier-février, son plus bas niveau depuis avril 2009, ou de la croissance des investissements qui ralentit également tant les signaux annonçant un ralentissement global de l’économie chinoise sont denses.
Sur le forex, les transactions impliquant la monnaie chinoise sont donc à surveiller de près. Son niveau devrait en effet reculer, à l’image de l’ensemble de ses indicateurs économiques. Les économistes s’accordant également à dire qu’un probable recul du PIB chinois est à attendre.