599216.jpgIl ne fallait évidemment pas s'attendre, notamment en l'absence du président élu Barack Obama qui s'est exprimé sur les ondes de CBS en faveur d'un creusement du déficit budgétaire afin d'endiguer la récession, à ce que la réunion du G20 ce week-end aboutisse à des décisions concrètes. En effet, les pays présents à Washington s'en sont tenus à une déclaration de principe consensuelle. Pour autant, Nicolas Sarkozy a salué à maintes reprises un sommet historique, soulignant au passage que cette réunion constitue un message fort envoyé aux marchés.

Le moins que nous puissions dire c'est que le message n'a pas ébranlé les cambistes en ce lundi midi. En effet, les grandes tendances du marché des changes se poursuivent, en l'absence de mesures concrètes adoptées ce week-end. L'euro se reprend un peu, en dépit de l'annonce vendredi dernier de l'entrée en récession de l'euroland, tandis que le yen profite toujours autant de la prudence des investisseurs en dépit de l'annonce de l'entrée en récession du Japon. En effet, l'économie nippone s'est contractée de 0,1% au troisième trimestre après un recul de 0,9% le trimestre précédent.

Pour autant, le yen n'en a pas souffert. En revanche, les traders continuent massivement à vendre de l'euro et des dollars australiens et néo-zélandais en raison de l'incertitude sur les marchés.

Aujourd'hui, les traders du marché des changes suivront avec attention les chiffres provenant des Etats Unis. En effet, après la douche froide de vendredi, les ventes de détail ayant chuté de 2,8% au mois d'octobre, les cambistes scruteront les chiffres de la production industrielle et les chiffres de l'enquête Empire State sur l'industrie dans la région de New York afin de bien placer leurs trades.