Emploi forexAssistons-nous à un ralentissement de l’embauche en ce moment ? A y regarder de plus près, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et le Canada semblent, en effet, le suggérer. Nous verrons dans cet article les impacts que cela pourrait causer sur les principales devises et le forex.

Nouvelle-Zélande
Comme mentionné dans un précédent article, le rapport sur l’emploi néo zélandais du deuxième trimestre s’est révélé assez décevant. Alors qu’on attendait un rebond de 0,7% c’est seulement une légère hausse de 0,4% qui a été enregistrée. Pour expliquer cela, les analystes s’accordent à penser que ce ralentissement a été causé par les récents mouvements de resserrement de la RBNZ. La hausse des coûts d’emprunt aurait, en effet, commencé à freiner l’activité économique du pays.
Alors que le taux de chômage a glissé de 5,9% à 5,6% au cours de la période, il semblerait que cette baisse ait été stimulée par un taux de participation en baisse. Cela signifie donc que certains demandeurs d’emploi néo-zélandais ont quitté le marché du travail et par conséquent les chiffres de la population active. L’aspect positif concernant l’emploi repose sur une hausse du taux de salaire horaire, + 0,6%.
Australie
L’emploi australien connaît actuellement des données encore plus décevantes. Alors qu’on attendait une augmentation de 13 500 embauches c’est finalement une baisse de 300 emplois qui a été enregistrée. Notez qu’au cours du mois précédent, l’augmentation avait été de 14 300.
Pour couronner le tout, le taux de chômage a grimpé de 6,0% à 6,4% sont pire niveau depuis 12 ans. La bonne nouvelle, c’est qu’une partie de cette augmentation repose sur une amélioration du taux de participation. Les analystes précisent cependant que ces mauvais résultats peuvent être les conséquences de changement dans la quête des données relatives à l’emploi.

Canada
Dernier rapport décevant, celui de l’emploi au Canada qui imprime des mauvais chiffres pour le deuxième mois de suite. Après avoir enregistré une baisse de 9 400 embauches au mois de juin, les observateurs du marché s’attendaient à voir un rebond de 25 400 en juillet mais ont été consternés de voir une simple hausse de 200 emplois.
Le taux de chômage est, tout de même, parvenu à passer de 7,1% à 7,0% grâce à une forte augmentation des emplois à temps partiels et un taux de participation en baisse.

Vous l’avez probablement remarqué, les chiffres sous-jacents de l’emploi racontent souvent une histoire très différente de celle racontée par les chiffres bruts. Vous devez donc porter une attention à ces composants secondaires pour vraiment savoir si l’emploi s’améliore ou non dans un pays.