Dollar canadien forexL’économie canadienne a imprimé une lecture de son IPC d’août plus forte, ce qui a permis au dollar canadien de continuer son rallye contre la plupart de ses homologues du marché des changes la semaine dernière. Le chiffre de base a en effet, montré un rebond de 0,5% alors qu’on attendait une hausse de 0,1%.

Les éléments du rapport ont révélé que la hausse des prix des services de téléphonie et d’accès à internet sont en grande partie responsables de la forte croissance de l’inflation. En plus de cela, les articles ménagers ont augmenté tout comme le coût des logements.

Certains analystes du forex ont pris cela comme un signe que la banque centrale canadienne pourrait commencer la mise à niveau de ses prévisions de l’IPC et éventuellement envisager un resserrement de sa politique monétaire. Le gouverneur Poloz a, cependant, éloigné ces attentes bellicistes en indiquant que les participants du marché ne devaient pas trop s’attacher à la hausse du niveau des prix pour le moment. Il a rappelé que cette hausse résultait de facteurs ponctuels tel que la dépréciation du dollar canadien.

Un examen rapide des graphiques forex montre que la monnaie canadienne a sensiblement diminué par rapport au dollar américain depuis le début 2013. Nous vous rappelons que la dépréciation d’une monnaie pèse sur le pouvoir d’achat du pays considéré. En effet, Cela signifie que vous aurez besoin de rembourser plus pour le même poste par rapport au moment où la monnaie locale était plus forte. Avec cela, la baisse constante de la valeur du huard exerce une pression à la hausse sur les niveaux des prix stimulant ainsi l’inflation des derniers mois.

Le gouverneur de la BoC a d’ailleurs pris soin de rappeler que les récents chiffres de l’inflation avaient été en partie stimulés par les meilleures performances économiques du pays. Il a souligné que le Canada avait une capacité excédentaire dans sa production ce qui signifie que l’économie n’a pas fini de se développer.

Avec cela, la BoC n’est pas susceptible d’annoncer un hausse des taux d’intérêt de si tôt, elle devrait même maintenir les taux actuels jusqu’au moins la mi 2015.