Emploi forexLa lecture des emplois non agricoles de novembre des Etats-Unis a été beaucoup plus forte que prévu puisque l’économie américaine a ajouté 321 000 nouvelles embauches au cours de la période alors qu’on en attendait 231 000. Comme convenu, le taux de chômage s’est maintenu à 5,8%, son plus bas niveau en six ans. Nous verrons dans cet article les différents aspects du rapport et son potentiel impact sur le forex et la monnaie américaine.

Le dernier gain en matière de recrutement a marqué un rythme de croissance que l’on avait plus vu depuis janvier 2012 et il s’agit de la dixième augmentation consécutive au dessus des 200 000. En plus de cela, les précédentes lectures du rapport NFP de septembre et octobre ont été mises à niveau avec un gain supplémentaire de 44 000 emplois.

Les salaires ont quant à eux augmenté de 0,4% soit un gain de 2,1% par rapport aux chiffres de l’année dernière. Ce résultat a été deux fois plus fort que celui attendu et il constitue la plus forte hausse depuis juin 2013.

Mis à part cela, le taux de participation est resté stable à 62,8% ce qui suggère que les américains sont plus optimistes concernant les perspectives d’emploi.
Les fortes progressions des embauches ont été observées dans la plupart des secteurs, les détaillants comme les entreprises de fabrication ont accru leurs recrutements avant les vacances de fin d’année. L’emploi dans les services professionnels et d’affaires a ainsi grimpé de 68 000 et la masse salariale du gouvernement de 7 000.

Dans l’ensemble, il semble que la situation de l’emploi américain soit de nouveau très favorable. Peut-être une bonne nouvelle pour une relève des taux par la fed. Les économistes prédisent, en effet, que la tête de la fed pourrait commencer son resserrement de politique monétaire d’ici la mi 2015. L’expression "temps considérable" si chère à la présidente Yellen sera sans doute abandonnée dans le communiqué du FOMC de ce mois.

Cependant, gardez à l’esprit qu’habituellement, les améliorations ne suffisent pas à la fed pour abandonner son ton prudent et qu’elle met bien souvent les anticipations de hausse des taux en échec. Notez que la banque centrale américaine conserve notamment un œil attentif sur l’inflation qui n’est actuellement que de 1,4%, loin donc de ses objectifs de 2%. Notez que la moindre remarque belliciste pourrait stimuler le dollar sur le marché des changes ce qui pourrait garder la pression sur les prix sous contrôle.

Le billet vert devrait toutefois conforter ses gains et laisser à la traine des monnaies majeures comme l’euro ou le yen. Il semble donc que l’on s’approche inexorablement d’une hausse des taux, reste à savoir quand elle interviendra.