banque centrale japon forexNous vous en parlions il y a quelques jours, le premier ministre du Japon, Shinzo Abe, a décidé d’organiser des élections anticipées, ce qui avait entraîné une course folle de la monnaie nippone. Les élections ont donc eu lieu ce week-end et ont conforté la place du gouvernement actuel. Qu’est ce que cela signifie pour le yen et le marché des changes, c’est ce que nous verrons dans cet article.

Cette victoire conforte donc le premier ministre Abe dans ses fonctions. Cela suggère que de nouvelles réformes économiques devraient être mises en œuvre (ajustement des dépenses publiques et assouplissement monétaire).
La victoire d’Abe reflète également le renouvellement de la confiance des japonais et ce en dépit du fait que ce dernier ait augmenté la taxe sur les ventes cette année. Rappelons que la hausse de la taxe avait suscité de nombreuses critiques et largement pesé sur la consommation. Les autres mesures phares du gouvernement comprennent le renforcement de l’armée et la réouverture des réacteurs nucléaires, deux mesures qui ont également connu une forte opposition.

Selon les spécialistes, la victoire du camp Abe repose sur la faiblesse du taux de participation et l’absence d’une réelle alternative en face. Seuls 52% des japonais se sont en effet déplacés jusqu’aux urnes. Pour les abstentionnistes, le gouvernement nuit à leur capacité de dépense et n’ont pas été en mesure de rétablir des performances économiques.

Il semble que le yen ait reçu positivement cette nouvelle puisqu’il se porte plutôt bien depuis le début de la semaine. Nuançons cependant ce propos puisque les actions japonaises ne semblent pas avoir reçu l’information de la même manière, l’indice Nikkei était en effet en baisse d’environ 1% au cours de la séance asiatique de lundi.
Bien sûr, l’action des prix est encore largement tributaire de ce qu’Abe et ses hommes envisagent de faire par la suite et cela pourrait prendre encore pas mal de temps avant que ces derniers ne commencent à repenser leurs réformes. Gardez à l'esprit que Abe envisage toujours de mettre à nouveau en œuvre une hausse de la taxe de vente, mais a assuré que cela n’interviendrait pas avant le mois d’octobre 2015.

Vous l’aurez compris, la nouvelle hausse de la taxe sur les ventes n’est qu’une question de temps pour le gouvernement en place et cela pourrait entrainer des faiblesses de la dépense japonaise et une récession potentiellement plus profonde. Reste à savoir si cela entrainera de nouvelles manœuvre de facilitation à la BoJ.