economie RU forexDans cet article aujourd’hui, nous nous intéresserons à la dernière série de chiffre publiée par le Royaume-Uni ce mois-ci afin de comprendre comment la livre sterling pourrait évoluer dans les semaines à venir sur le marché des changes.

Croissance
Donnée la plus récente, la lecture préliminaire du PIB. En début de semaine le Royaume-Uni a imprimé un chiffre de croissance de 0,5% pour le 4ème trimestre de 2014, en dessous donc des 0,6% attendus et également en dessous des 0,7% du chiffre précédent.
Malgré des chiffres inférieurs aux précédents, l’économie britannique a connu le rythme de croissance le plus fort depuis 2007 avec une croissance annuelle de 2,6%. Le chancelier Osborne a même souligné que l’expansion anglaise avait été la plus rapide de toutes les grandes économies.

Emploi
Les améliorations dans le secteur du travail ont également été impressionnantes. Pour le mois de décembre, c’est 29 700 nouvelles embauches qui ont été enregistrées en plus des 26 900 de novembre. Avec cela, le taux de chômage du Royaume-Uni a chuté de 6% à 5,8%, son plus bas niveau en plus de 6 ans.
En plus de cela, la croissance des salaires commence à repartir. La rémunération horaire moyenne sur une base annualisée est en augmentation pour novembre avec 1,7%. Il s’agit du troisième mois d’affilé où l’inflation des salaires surpasse l’inflation des consommateurs, cela indique que l’évolution du secteur de l’emploi commence à se traduire en hausse des dépenses.

Dépenses de consommation

Concernant les dépenses de consommation, les chiffres des ventes au détail du mois de décembre ont surpris à la hausse. Avec un gain de 0,4% on est bien loin du recul de 0,6% envisagé. Le rapport révèle que l’augmentation a été principalement stimulée par la hausse des achats en supermarché et la vente de carburant. Avec la baisse des prix du pétrole, pas étonnant que les britanniques se soient rués sur les stations services.
Notez qu’il s’agit du troisième mois consécutif que le Royaume-Uni imprime des chiffres supérieurs aux prévisions, ce n’est donc pas pour rien que l’Angleterre connaît une période faste.

Inflation
La faiblesse des chiffres de l’inflation n’a pas constitué une énorme surprise au Royaume-Uni ce mois-ci, toutes les économies commencent en effet à ressentir l’impact de la chute des prix du pétrole. En décembre, l’IPC est donc passé de 1% à 0,5%, son plus bas niveau depuis 15 ans.
Avec le ralentissement du niveau des prix, la BoE n’est pas prête d’augmenter ses taux d’intérêt de sitôt. Même si une inflation faible n’est jamais un bon présage pour un pays, il se pourrait que l’économie n’en souffre pas. Cela permet, en effet, aux ménages britanniques de maintenir leurs niveaux de dépenses actuels et cela ne constitue donc pas une préoccupation majeure chez les responsables de la banque centrale d’Angleterre. Rappelons en effet que l’économie anglaise est en bonne forme en ce moment, les risques de pression déflationniste semblent donc loin pour l’instant.

Globalement, il semble que tout aille bien pour le Royaume-Uni en ce moment, reste à savoir si le pays va réussir à maintenir ce rythme de croissance sur le long terme.