RBNZ forex 2Une variation plus forte que prévu et un taux de chômage qui s’aggrave, voilà en substance le tableau mitigé que dresse le dernier rapport sur l’emploi néozélandais. Nous verrons dans cet article, comment interpréter ces chiffres et tenterons de savoir ce que cela implique pour le dollar NZD et le marché des changes.

Une hausse des embauches au quatrième trimestre 2014
Pour le quatrième trimestre, la Nouvelle Zélande a enregistré une augmentation de 1,2% de ses embauches. Un chiffre plus important que les estimations qui voyaient un rebond plus faible de l’ordre de 0,8%. En plus de cela, la lecture du trimestre précédente a été révisé à la hausse et c’est finalement une augmentation de 0,9% qui a été retenue alors que le rapport indiquait une hausse de 0,8%.
Un examen rapide des versions précédentes montre que la variation de l’emploi a été plus forte que prévu pour cinq des six derniers rapports publiés ce qui révèle une tendance positive à l’embauche dans le pays.

Un taux de participation en hausse comme le taux de chômage
La hausse soudaine du taux de chômage qui est passé de 5,4% à 5,7% a pris la plupart des observateurs du marché par surprise, beaucoup s’attendaient, en effet, à voir le chiffre tomber à 5,3% compte tenu de la forte hausse des embauches. Cependant, ne tirons pas de conclusion hâtives, car en regardant de plus près les données sous-jacentes, on s’aperçoit que cette hausse a été principalement causé par une augmentation du taux de participation, on est, en effet, passé de 69% à 69,7%, un niveau record.
Un taux de participation plus élevé indique qu’un grand nombre de chômeurs a recommencé à chercher du travail sur la période. L’amélioration des perspectives d’embauche a donc attiré plus d’individu et cela pourrait en plus redonner confiance aux consommateurs. A terme, ce sont les dépenses qui devrait s'améliorer.

Des signes de croissance pour les salaires

Conformément aux attentes, la moyenne des salaires a affiché un gain de 0,5% pour le trimestre et une augmentation de 1,8% sur l’année. Ce chiffre supérieur à l’IPC annuel de la Nouvelle Zélande situé à 0,8% suggère que l’augmentation des salaires pourrait se traduire en dépense de consommation et donc en véritable stimulateur de croissance.

En un mot, le dernier rapport sur l’emploi montre que le secteur se porte relativement bien. Cela signifie d’une part que la RBNZ pourrait s’éviter une réduction de ses taux d’intérêt à court terme et d’autre part que la monnaie néozélandaise pourrait trouver un second souffle après des mois peu glorieux.