Dollar US forexAfin de savoir si, sur le forex, le dollar américain se remettra ou non sur les rails dans les prochains jours, nous vous proposons dans cet article une petite revue des dernières données économiques publiées dans le pays.

Emploi
Les derniers chiffres relatifs à l’emploi américain ont surpris négativement les marchés au mois de mars. Alors qu’on attendait une augmentation de 245 000, seulement 126 000 emplois ont été créés sur la période. Rappelons que cela peut, cependant, s’expliquer par les durs hivers que connaît régulièrement le pays.
Les points positifs du dernier rapport NFP reposent sur l’augmentation du salaire horaire moyen, + 0,3% contre +0,1% précédemment et sur la stabilité du taux de chômage à 5,5%.

Inflation
A moins que vous ne viviez dans une grotte, vous savez que le ralentissement de l’inflation mondiale continue d’être un frein et ce depuis la chute du prix de l’énergie au cours de l’année dernière. Bien que nous ayons constaté une récente stabilisation, les perspectives d’inflation demeurent faibles et cela pourrait continuer à faire pression sur les salaires moyens ou mener certaines entreprises à licencier du personnel.
Aux Etats-Unis grâce à la stabilisation et au rebondissement des prix de l’énergie, l’indice des prix à la consommation sont revenus en territoire positif après trois mois consécutifs de baisse. Les prix à la production ont cependant continué de baisser plus vite que ce à quoi les économistes s’attendaient. En février, un recul de 0,5% a, en effet, été enregistré alors qu’on attendait une hausse de 0,3%.
Malgré cela, les Etats-Unis sont dans une position économique favorable en ce moment même si les entreprises ne semblent pas encore avoir fini de pâtir de la chute des prix.

PIB

Le PIB américain du quatrième trimestre de 2014 a été révisé à la baisse. Les analystes s’accordent désormais sur un chiffre de 2,2% alors que l’estimation était à 2,4%. Les économistes ont également abaissé leurs prévisions pour le premier trimestre 2015 en raison de la diminution de la production industrielle, de la fabrication et des commandes de biens durables.

Dans l’ensemble, les données sont un peu moins fortes ce trimestre qu’au cours du précédent. On comprend mieux pourquoi les membres du FOMC continuent de marteler qu’il faudra être patient avant de voir se déployer une quelconque mesure d’assouplissement monétaire.