brexit forexUn nouveau problème pourrait attiser le marché des changes et la monnaie unique tôt ou tard. En plus de la Grèce, un autre pays est, en effet, susceptible de sortir de l’Union européenne au cours des prochaines années. Il s’agit de la Grande-Bretagne. Voyons ce qui laisse planer ce sentiment.

Les rumeurs d’un « Brexit » sont-elles fondées ?
Selon la rumeur, le gouverneur de la banque centrale d’Angleterre et ses hommes sont déjà en train d‘étudier la mesure de l’implication financière si le Royaume-Uni venait à voter la sortie du pays de l’Union européenne lors du prochain référendum.
Cette mission secrète a été révélée lorsqu’un email confidentiel a été malencontreusement envoyé au journal The Guardian. L’ironie c’est que le courriel contenait des instructions relatives au fait que le personnel de la BoE devait impérativement tenir l’information loin de la presse…

Le Royaume-Uni a t-il les mêmes problèmes de dette que la Grèce pour parler de « Brexit » ?
Si le « Grexit » découle principalement de la persistance du pays à ne pas être en mesure de payer sa dette, il n’en est absolument pas de même pour le « Brexit ». Si le Royaume-Uni songe à quitter l’Union européenne c’est parce que la plupart de ses citoyens considèrent que le pays est, économiquement, bien au dessus de ceux formant l’union des 28. On se retrouve alors dans la même situation qu’en Ecosse, il y a quelques semaines, les camps pro et anti s’opposent.
Ceux qui font pression pour un « Brexit » disent que quitter l’Union européenne permettrait au gouvernement d’économiser beaucoup d’argent, d’avoir un meilleur contrôle de l’immigration et de réduire le fardeau économique soutenu par le pays.
Les membres de l’opposition souhaitant voir le pays rester dans l’Union européenne affirment, quant à eux, que cela entrainerait des incertitudes et ferait augmenter le chômage.
Une des plus grandes préoccupations repose sur les relations commerciales avec l’UE. En effet, environ 50% des exportations sont à destinations des pays de la zone en raison de l’accord de libre échange de mise dans la région. Selon les économistes, une sortie de l’UE entrainerait un recul du PIB entre 6,3% et 9,5% si le pays ne négocie pas de bonnes conditions commerciales post-rupture. Cependant, notez que le Royaume-Uni dispose de secteurs économiques solides, à l’image des services informatiques et comptables qui occupent le deuxième rang après les Etats-Unis en matière d’exportations mondiales.

Quelle sera l’issue ?
Le référendum n’aura lieu qu’en 2017 ce qui signifie que le gouvernement et la banque centrale d’Angleterre ont encore beaucoup de temps pour réfléchir aux conséquences d’une telle décision. Si l’information devait rester secrète, sa révélation pourrait, tout de même, avoir un impact sur les prix forex de la livre dans les prochains mois.
Pour rappel, le référendum écossais de l’an dernier avait provoqué un chahut important des paires incluant la livre.