Emploi forexLes données relatives à l’emploi entrainent généralement de l’activité sur le marché des changes et les devises. Si vous avez raté les dernières publications des principales économies du monde, voici une petite mise à jour.

Etats-Unis
La lecture du rapport sur l’emploi américain du mois de mai a été meilleure que prévu avec un chiffre de 280 000. La plus forte augmentation a été enregistrée par les secteurs des affaires, des loisirs et de l’hospitalité. D’une manière générale, toutes les industries se sont améliorées à l’exception des services miniers et de l’information qui ont perdu respectivement 18 000 et 3 000 emplois.
Les salaires ont également grimpé puisque les niveaux horaires ont augmenté de 0,3% sur la période. Le taux de chômage a cependant déçu en passant de 5,5% à 5,4% car ce recul a été principalement causé par une augmentation de la population active et une montée du taux de participation.
Globalement, le marché du travail américain se porte bien et cela pourrait se traduire par une plus grande demande de billet vert. Ces bons résultats pourraient également finir de convaincre la fed, qu’une reprise durable est en marche et qu’elle peut maintenant commencer à envisager sérieusement un resserrement de sa politique monétaire.

Zone euro

Le taux de chômage de la zone euro pour le mois d’avril est passé de 11,2% à 11,1% après correction des variations saisonnières. En regardant de plus près les éléments du rapport, on constate que l’Allemagne est en tête de peloton avec 4,7% et que l’Espagne et la Grèce ferment la marche avec respectivement 22,7% et 25,4% de chômage. La France et l’Italie se trouvent au milieu avec 10,5% et 12,4% de chômeurs dans chaque pays.
Qu’est ce que cela signifie pour l’euro ? Pas grand chose en fait. En effet, la plupart des traders du marché des changes semblent davantage préoccupés par le problème grec que par les niveaux de chômage des pays de la zone euro. Cependant, dans la mesure où la région est composée de grandes et de petites nations, les traders pourraient uniquement s’attacher aux résultats de l’emploi des pays majeurs.
 
Royaume-Uni
Les dernières données relatives à l’emploi britannique restent prometteuses et optimistes. En effet, le taux de chômage pour la période allant de février à avril est resté stable avec 5,5%. La rémunération hebdomadaire moyenne a également augmenté de 2,7% sur le même laps de temps. En plus de cela, l’Indice des prix à la consommation a diminué de 0,1% ce qui signifie que le pouvoir d’achat a augmenté.
La seule déception repose sur le changement du nombre de bénéficiaires des allocations chômage. Si le chiffre a diminué au cours du mois de mai, le recul reste relativement lent depuis janvier 2015.
Ces résultats positifs pourraient permettre à la livre sterling de consolider ses niveaux actuels. En plus de cela, l’augmentation des salaires devraient faciliter le retour de la confiance des consommateurs et entrainer une inflation plus élevée.