Banque centrale gene forexHier, nous vous proposions la première partie des dernières déclarations des grandes banques centrales car cela entraine généralement de la volatilité sur le marché des changes. Voici aujourd’hui, la deuxième partie.

Réserve fédérale américaine
Si la présidente de la fed continue de faire planer le doute concernant un éventuel resserrage de la politique monétaire américaine, il est de plus en plus probable que cela intervienne dans les semaines à venir. Les données du pays sont, en effet, toujours rassurantes.
Le dernier compte-rendu du FOMC a cependant indiqué que certains décideurs étaient inquiets d’opérer un resserrement trop tôt et cela en raison des incertitudes grecques et chinoises. Pour ces derniers, il convient de patienter encore un peu et d’attendre que la croissance économique reparte réellement.

Banque centrale d’Angleterre
Le gouverneur Carney a semblé relativement belliciste lors de la dernière publication du rapport sur l’inflation. Il a, en effet, annoncé que le moment où les taux d’intérêt seraient augmentés se rapprochait. Ce positionnement est tout à fait compréhensible dans la mesure où le pays a montré des signes d’amélioration forts, notamment en matière de rémunération salariale.
Le dernier procès-verbal de la BoE a, cependant, montré que les membres les plus bellicistes ne sont pas encore tout à fait prêts pour voir le pays relever ses taux. La hausse semble tout de même assez imminente puisque certains membres pourraient la voter dès le mois d’août.

Banque centrale du Japon
Après avoir connu des mois sombres en matière de consommation avec la hausse de la taxe sur les ventes en avril 2014, la BoJ semble désormais plus confiante. En effet, lors de la dernière réunion de politique monétaire du pays, le gouverneur Kuroda a souligné la reprise des exportations et le rebond potentiel de l’inflation. Ce dernier a d’ailleurs ajouté que les prix à la consommation pourraient atteindre les objectifs de 2% de la banque centrale l’an prochain. Avec cela, un nouvel assouplissement monétaire n’est pas à l’ordre du jour.

Banque centrale européenne
Avec les améliorations économiques observés depuis quelque temps dans la zone euro, la BCE aurait pu se montrer pour une fois optimiste. C’était évidemment sans compter sur les déboires de la Grèce. Cependant, la reprise économique devrait tout de même éviter à la banque centrale européenne de devoir à nouveau abaisser ses taux d’intérêt ou augmenter ses achats d’obligations.

Comme vous pouvez le constater, la fed et la BoE se situent actuellement dans le camp belliciste alors que la BoJ et la BCE plutôt dans le camp pacifiste. Reste à voir si les données économiques continueront d’appuyer les positions de chacun.