Emploi forexLa santé du marché du travail d’un pays a des effets profonds sur l’ensemble de son économie ce qui explique pourquoi les traders du marché des changes accordent tant d’importance à ces données.
Dans cet article, vous trouverez les chiffres des Etats-Unis, du Royaume-Uni, de la zone euro et de la Suisse. Nous verrons demain, le Japon, l’Australie, la Nouvelle Zélande et le Canada.

Etats-Unis
Selon le rapport publié par le Bureau des Statistiques américain, le taux de chômage de juillet est resté inchangé à 5,3%. Si l’on compare avec les 6,2% du même mois de l’année dernière, on constate de véritables améliorations. Le taux de participation au marché du travail est resté stable à 62,6% après avoir chuté de 0,3% en juin. La croissance des salaires a également ramassé puisqu’on enregistre une progression de 0,2% sur le même mois.
En juillet, le nombre d’emploi non agricole créé a été de 215 000. Il s’agit, certes, d’un bon chiffre mais tout de même moins impressionnant que la moyenne de 246 000 enregistrée sur les 12 derniers mois.
La plupart des secteurs ont enregistré des gains en matières d’emploi mais la plupart sont allés dans le commerce de détail, + 36 000, les soins de santé, + 28 000 et les services professionnels et techniques, + 27 000. Le secteur minier reste, quant à lui, un peu à la traine puisqu’il a perdu environ 5 000 emplois sur la période.
Comme je vous le disais en préambule, le marché du travail a des effets sur l’ensemble des économies de grandes envergures mais c’est encore plus le cas avec les Etats-Unis. En effet, ces données influent directement sur l’orientation de la politique monétaire du pays et donc sur le cours des devises du forex. Pour le moment, les résultats obtenus par le secteur seraient suffisants pour voir la fed augmenter ses taux d’intérêt en septembre.

Zone euro

Le taux de chômage corrigé des variations saisonnières de la zone euro est resté inchangé à 11,1%, au grand dam des traders du marché des changes qui s’attendaient à le voir diminué de 0,1%.
Comme toujours, c’est l’Allemagne qui se porte le mieux avec ses 4,7% de chômeurs. La France et l’Italie restent toujours à la traine avec respectivement 10,2% et 12,7%. L’Espagne est quant à elle le point noir de la zone avec 22,5% même si par rapport à l’année dernière le taux recule de 2%. Seul la Grèce a, en effet, réussi à faire pire avec ses 25,6%.

Royaume-Uni
Le taux de chômage du Royaume-Uni est resté inchangé à 5,6% au deuxième trimestre 2015. Il enregistre, cependant, une belle performance si on compare avec les chiffres de la même période l’année dernière (6,3%). En effet, alors qu’on s’attendait à voir le nombre de demandeur d’emploi grimper de 1 400 c’est finalement une diminution de 4 900 qui a été enregistrée. En plus de cela, la lecture précédente a été révisée à la baisse. De 200 emplois créés on est passé à 7 000.
La croissance des salaires reste, cependant, un peu déprimante puisque l’indice des gains n’a augmenté que de 2,4% alors que le chiffre précédent était de 3,2% et qu’on attendait un rebond de 2,8%.
Si la fed devrait bientôt intervenir sur ses taux d’intérêt, la BoE pourrait également le faire courant de l’année prochaine. Les responsables du MPC ont, cependant, affirmé que cela dépendrait majoritairement de la croissance des salaires, l’actuel point noir de la Grande Bretagne.

Suisse
Concernant le marché du travail Suisse, il n’y a pas grand chose à dire à part qu’il est véritablement stable. Le taux de chômage du pays est donc resté stable à 3,1% en juillet. Si les niveaux d’emploi constituent un grand pan de la plupart des économies majeures, ce n’est pas vraiment le cas en Suisse. L’économie du pays dépend, en effet, en grande partie de ses exportations et des investissements étrangers et mois des dépenses de consommation.