drapeau suisseHier, la BNS faisait sa déclaration de politique monétaire. Comme cela fait un moment que nous n’avons pas fait un tour d’horizon économique de la Suisse, nous saisissons cette occasion pour le faire. Amis traders, voici donc une revue des dernières données du pays.

Croissance
Après avoir enregistré une contraction de 0,2% de son économie au premier trimestre de l’année, la Suisse a réussi à repartir et à imprimer une progression de 0,2% au deuxième trimestre. Grâce à cela, le pays a évité de justesse la zone de récession.
Ce sont les dépenses de consommation qui ont, principalement, contribué à ce développement. Elles enregistrent, en effet, un bond de 0,3%. Les dépenses publiques ont également augmenté, +0,2%). La balance commerciale est, quant à elle, positive car les importations ont beaucoup diminué (-11,3%).

Emploi
Le taux de chômage du mois d’août est passé de 3,1% à 3,2%. Cela s’explique principalement par un afflux de nouveaux demandeurs d’emploi que le pays n’a pas su absorber. Il y a officiellement, en Suisse, aujourd’hui, 136 983 chômeurs enregistrés auprès des autorités.

Dépenses de consommation et sentiment des consommateurs
Comme nous le mentionnions plus tôt, les dépenses des ménages ont été le facteur principal du maintien à flot de l’économie suisse. Les donnés plus récentes vont elles toujours dans ce sens ? Il semblerait que non puisque la confiance des consommateurs a chuté de 19 points en juillet. Selon le rapport, les suisses sont relativement pessimistes quant à leur situation financière. Cela pourrait freiner à terme les dépenses de consommation. Ils restent, cependant, toujours ouverts à la dépense lorsqu’il s’agit d’achats importants comme une voiture ou une maison. Les dernières données sur les ventes au détail commencent d’ailleurs à illustrer cette baisse de confiance. En juillet, elles ont chuté de 0,6% après avoir bondi d’1,4% le mois d’avant.

Climat des affaires

Les consommateurs suisses peuvent ne pas être des plus heureux, les affaires restent bonnes ! Le baromètre conjoncturel du KOF Swiss Economic Institute passe, en effet, de 100,4 à 100,7.
L’optimisme global est dû à des tendances positives dans les secteurs bancaires et industriels même si celui de la construction inquiète un peu. Pour les débutants, sachez que ce baromètre est un indicateur avancé de l’évolution de la conjoncture en Suisse car il se compose de 217 variables et intègre des indicateurs de business.

Inflation
La Suisse souffre toujours d’une inflation extrêmement faible. Alors que la lecture du mois d’août semble quelque peu optimiste, la lecture annuelle montre, quant à elle, une intensification de la tendance déflationniste dans le pays.
En cause, la baisse des prix des produits alimentaires et énergétiques ainsi qu’une chute des services de santé et des transports.

Résumé et potentiels impacts sur le marché des changes
Dans l’ensemble, l’économie suisse n’est pas au mieux. Cependant, ce n’est pas le principal moteur de l’évolution du prix de la devise sur le forex. Le principal moteur c’est le sentiment de risque. En période d’incertitude, les traders ont tendance à se ruer vers la monnaie helvétique qui fait alors office de valeur refuge. Lorsque l’appétit pour le risque est de retour, les traders vendent généralement leurs francs suisses.
Après la déclaration de politique monétaire les traders se sont, tout de même, mis à acheter des francs suisses. Le caractère optimiste de la déclaration a, sans doute, permis à ces derniers d’être rassurés sur leurs positions à long terme. A court terme, le franc suisse devrait continuer à se maintenir avec le retour de l’aversion au risque sur les marchés.