BCE forexMario Draghi, le président de la BCE, effectuait, cette semaine, sa déclaration de politique monétaire. Puisque cela génère habituellement des remous sur l’euro et le marché des changes en général, voici un petit condensé de ce qu’il fallait en retenir.

Plus de relance pour décembre
Même si les décideurs politiques de la BCE ont convenu de garder la politique monétaire inchangée pour le moment, le gouverneur Draghi a confirmé, lors de cette allocution, qu’il était disposé à accroitre les efforts de relance bientôt. Il a souligné, en particulier, que le comité examinera le nouveau  degré d’accommodation de la politique lors de la réunion de décembre. D’ici là, les responsables de la BCE et les observateurs du forex auront davantage de données à étudier comme la croissance trimestrielle ou l’inflation. Une nouvelle lecture négative de l’IPC pourrait, vous l’aurez ocmpris, sceller l’affaire d’un nouvel assouplissement quantitatif.

Une autre baisse des taux, possible
L’augmentation des achats d’obligations n’est pas le seul outil à disposition de la BCE. Le gouverneur a, en effet, laissé entendre qu’il pourrait abaisser une nouvelle fois les taux d’intérêt. Pour rappel, la banque centrale européenne a déjà mis les taux d’intérêt en territoire négatif en juin de l’année dernière pour stimuler les prêts et les avait encore baissé en septembre 2014 à -0,20%. A l’époque, Mario Draghi avait affirmé que les taux avaient atteint leur limite et qu’ils n’iraient pas au delà. Il semblerait que les circonstances le requièrent désormais.

Un euro ayant besoin de s’affaiblir

Comme si les indications relatives à de nouvelles réductions de taux et à un renforcement du QE actuel n’étaient pas suffisants, le chef de la BCE a précisé qu’il aimerait voir la monnaie s’affaiblir. Selon ce dernier, les récents gains enregistrés par l’euro entrainent des risques baissiers pour la croissance et l’inflation. Une monnaie locale forte rend, en effet, les exportations plus chères et les importations moins chères ce qui pèse sur l’activité commerciale et le niveau des prix intérieurs.

Ralentissement de la Chine et des marchés émergents
Le ralentissement de la Chine et des pays émergents a peut-être été le facteur le plus important concernant le statu quo de la BCE. Nombreux sont les pays à s’être plaint de cette situation ces derniers mois et la région n’y échappe pas.
Gardez à l’esprit que la zone euro est une des régions à avoir le plus de mal à se remettre sur pied. Son assise économique n’est pas encore suffisamment forte pour ne pas être vulnérable face aux risques externes.

Avec la déclaration de politique monétaire de la BCE pacifiste, l’euro semble se lancer sur une pente fortement baissière sur le marché des changes. L’ampleur de la chute dépendra, cependant, des futures données économiques.