dollar australien forexAmis traders du marché des changes, sachez que l’économie australienne a perdu 100 emplois au mois de décembre contrairement aux projections située à -11 000. Le taux de chômage est, tout de même, resté stable à 5,8%. Les données sous-jacentes sont elles aussi bonnes que les chiffres bruts semblent le suggérer ? C’est ce que nous verrons dans cet article.

Plus forte croissance de l’emploi depuis 2006
Commençons par les bonnes choses. Malgré la légère baisse de l’embauche au mois de décembre 2015, l’Australie a enregistré sa meilleure année en terme d’emploi depuis près d’une décennie.


Des emplois à temps plein en hausse, des emplois à temps partiel en baisse
Si vous pensez que les résultats du dernier rapport sur l’emploi sont le fruit d’une poussée de l’emploi à temps partiel comme au Canada, sachez que ce n’est pas le cas. Les composantes du rapport de décembre indiquent, en effet, que les postes à temps plein ont augmenté de 17 600 pendant que ceux à temps partiel baissaient de 18 500. Cela reflète donc une amélioration de la qualité des emplois.

La participation au marché du travail a diminué

Sur une note moins optimiste, le rapport de décembre révèle que le taux de participation au marché du travail est passé de 65,3% à 65,1%. Cela signifie donc que de nombreux australiens ont abandonné leur recherche d’emploi. A terme, cela pourrait se traduire par une diminution de la confiance des consommateurs et par un recul de la monnaie australienne.

Vers une économie moins axée sur l’exploitation minière ?
Encore une fois, les projections et les résultats nets ne sont pas les mêmes. Cela suggère que soit les experts économiques ratent toujours quelque chose soit le bureau des statistiques australien a mis au point une nouvelle formule magique pour mesurer la croissance de l’emploi. Selon certains, les économistes n’attachent pas suffisamment d’importance au renforcement de la demande dans le secteur des services.

Des traders qui se méfient encore des révisions
En fin de journée, les observateurs du marché des changes avaient encore des doutes sur les données surtout depuis que la crédibilité et la méthodologie des enquêtes ont été pointés du doigt l’année dernière. Des révisions importantes sont habituellement faites sur les précédents rapports et les statisticiens ont de ce fait du mal à dégager des tendances.