Dollar canadien forexLe dollar canadien, ou Loonie dans le jargon du forex, a enregistré de bien piètres performances sur le marché des changes ces derniers temps. Voyons plus en détail les raisons de cette faiblesse.

Des faiblesses dans les données relatives à l’emploi en juillet
Les résultats du dernier rapport sur l’emploi canadien constituent, sans doute, la plus grande raison de la vente massive de dollars canadiens sur le marché des changes. L’économie du pays a, en effet, enregistré une perte de 31 200 emplois alors que les projections se situaient à + 10 200. Les éléments du rapport révèlent, en plus, que le nombre d’emploi à temps plein, des emplois qualitatifs donc, a diminué de 71 000. Le rebond de 40 000 des emplois à temps partiel n’a pas pu compenser ces pertes importantes.
Ceci étant dit, le dernier rapport sur l’emploi peut avoir été faussé par les feux de forêt qui ont sévi en Alberta il y a quelques semaines. Dans les zones les plus touchées, recueillir les données n’a pas été possible pour la période.

Chute des prix du pétrole brut
La récente chute des cours du brut n’a pas non plus joué en faveur de la devise canadienne. Si la reprise a été relativement rapide par la suite, le rapport US Energy Information Administration montre, tout de même, une baisse importante des stocks de pétrole. Parallèlement à cela, la hausse continue du nombre de plateformes pétrolières américaines se traduira tôt ou tard par une production plus élevée et donc par une offre plus importante également. Selon les services de gisement de pétrole de la société Baker Hugues, le nombre de plateformes de forage pétrolier a augmenté pour la sixième semaine consécutive aux Etats-Unis. On en trouve désormais 381. Les gains enregistrés par le brut depuis le début de l’année ont encouragé bons nombres de foreurs à reprendre leur activité.

Une activité commerciale plus lente

Enfin, dernier facteur ayant entrainé le recul de la devise canadienne sur le marché des changes, la balance commerciale qui accuse un déficit de 3,6 milliards de dollars CAD alors que la projection de juin se situait à 2,5 milliards. Histoire d’aggraver les choses, la lecture du mois de mai a été rétrogradé de 3,3 milliards à 3,5 milliards.
Alors que les éléments du rapport ont montré que les importations ont augmenté de 0,8% et que les exportations ont progressé de 0,7%, il est intéressant de noter que les exportations vers les Etats-Unis ont reculé de 1,2% sur la période. Heureusement, l’augmentation des prix des produits énergétiques à l’époque, a permis de compenser la chute des volumes et finalement donner des chiffres d’exportation positifs.

Ces trois facteurs ont largement pesé sur la devise canadienne ces derniers temps. Désormais, nombreux sont les traders à penser que la banque centrale du Canada réduira ses taux d’intérêt dans les semaines à venir.