Emploi forexLa plupart des grandes banques centrales cherchent à améliorer leur niveau d’inflation. Il est, de ce fait, logique pour elles, d’accorder une attention particulière aux rapports sur l’emploi car lorsque les perspectives d’embauche sont bonnes, les individus sont plus en confiance, ils consomment plus et cela impacte positivement les prix à la consommation.

Les Etats-Unis, la Grande Bretagne, l’Australie, la Nouvelle Zélande et le Canada ont publié ces derniers jours leur rapport mensuel sur l’emploi. Voici un résumé des niveaux d’embauche de ces cinq pays.

Etats-Unis : Une hausse des taux pour septembre ?
Au mois de juillet, aux Etats-Unis 255 000 personnes ont trouvé un emploi. Les économistes et traders du marché des changes ont été surpris car ils s’attendaient à une progression de l’embauche de l’ordre de 180 000. Les gains horaires ont progressé de 0,3% contre 0,2% attendu, le taux de chômage est resté à 4,9% alors qu’on attendait 4,8% et le taux de participation a coché plus élevé 62,8% contre 62,7% précédemment.
Indéniablement, le dernier rapport sur l’emploi américain a été solide et avec cela les spéculations de hausse de taux pour septembre sont de retour chez les accros du forex.

Canada : Petite forme ?
Le taux de chômage est passé de 6,8% à 6,9% comme prévu. Alors qu’on s’attendait à une progression de l’emploi d’environ 10 000 le pays a enregistré des pertes nettes de 31 200. Le taux de participation a, quant à lui, atteint des niveaux que l’on avait plus vu depuis novembre 1999 avec 65,4%.
Contrairement au rapport américain, le rapport canadien n’est pas fameux. Les perspectives d’embauche ne sont vraiment pas au beau fixe et la banque centrale du Canada pourrait réagir en abaissant une nouvelle fois ses taux d’intérêt. Sur le marché des changes, le dollar CAD a évidemment sombré.

Nouvelle Zélande : Nouvelles règles !

Le taux de chômage néozélandais est tombé à 5,1% au deuxième trimestre contre 5,3% attendu. L’emploi a progressé de 2,4% et le taux de participation de la population active au marché du travail grimpé de 69% à 69,7%. Dans l’ensemble, les chiffres de l’emploi en Nouvelle Zélande ont été bons mais il ne faut, cependant, pas s’y tromper. Le pays développe actuellement de nouvelles méthodes de comptage et de classification de sa population active. Les paires incluant la devise néozélandaise ont donc globalement progressé sur le marché des changes à l’exception de celles contre le dollar USD et celles contre le yen japonais.

Grande-Bretagne : Pas de réaction reflexe post-brexit
Le taux de chômage britannique est resté stable à 4,9%. Le nombre de demandeurs d’emploi a diminué de 8 600 alors qu’on attendait une hausse de 5 200 et le revenu moyen a augmenté de 2,4% sur les trois derniers mois. Le Royaume-Uni ne semble donc pas tant que ça à la dérive depuis le vote en faveur de la sortie du pays de l’UE. Sur le marché des changes, les traders n’ont, cependant, pas vraiment accordé d’importance à ce rapport plutôt positif. Pour ces derniers comme pour la BoE d’ailleurs, le pays finira bien pas être impacter par cette nouvelle historique ce qui les laisse pour le moment dans l’expectative.

Australie : Tout est dans les détails !
Le taux de chômage australien est tombé à son plus bas niveau depuis trois ans, 5,7%. 26 200 personnes ont trouvé un emploi au mois de juillet alors qu’on en attendait que 10 200. Le taux de participation au marché du travail est resté stable à 64,9% et les gains horaires mensuels ont pris 0,2%. Si en surface, les chiffres semblent bons, les détails ne le sont pas autant. La majorité des gains d’emploi ont, en effet, été enregistrés sur du temps partiel + 71 600, les embauches à temps plein ayant plongé de 45 400. Les traders du forex sont souvent très attentifs aux détails et ils ne s’y sont pas trompés, le dollar AUD a reculé.