banque centrale_canada_forexCette semaine, un seul énoncé de politique monétaire est au programme. Il s’agit de celui de la banque centrale du Canada. Parce que cela devrait impacter le dollar CAD en particulier et le marché des changes en général, voici de quoi optimiser votre prise de positions forex.

Que s’est-il passé le mois dernier ?
Le mois dernier, la banque centrale du Canada a maintenu ses taux à 0,50%. Pour justifier ce positionnement, elle a mentionné :
La pression ascendante de l’inflation est temporaire : La BoC a bien enregistré les chiffres de l’inflation du mois de janvier, 2,1%, mais elle impute cette progression à la hausse des prix de l’énergie et du carbone. Cette situation ne serait donc que temporaire.
L'emploi : Si la BoC a reconnu des gains en matière d’emploi à temps plein, elle a également souligné une croissance modérée des salaires et des heures de travail ce qui impacte négativement la croissance économique du pays.
Les exportations toujours confrontées à des défis : Les dernières données relatives à la consommation et au logement indiquent une croissance économique plus importante que ce que prévoyait la banque centrale canadienne. Cependant, cette dernière a souligné que les exportations continuaient à faire face à des défis de compétitivité.

Comment le dollar CAD a t-il réagi ?

Comme vous pouvez le constater, le gouverneur Poloz a essentiellement minimisé les éléments positifs de l’économie du pays. Avec cela, les acteurs du marché des changes ont commencé à penser que la BoC maintenait ses positions pour éventuellement les réduire si besoin. Sur le forex, la devise canadienne a commencé par progresser avant de se mettre à céder du terrain à ses homologues.

A quoi s’attend-on cette fois ?
La BoC devrait à nouveau maintenir ses taux d’intérêt à 0,5% pour le mois d’avril mais ce n’est pas pour autant qu’il n’y aura pas d’action ! Pour rappel, la banque centrale canadienne avait trois préoccupations principales lors de sa dernière déclaration, l’emploi, l’inflation et le commerce. Que s’est-il passé depuis ?
La baisse des prix de l’essence a entrainé une augmentation de l’IPC en février tandis que le chiffre annualisé a été abaissé par des prix moins élevés des denrées alimentaires.
Le secteur de l’emploi est un peu contradictoire puisqu’il révèle une progression des emplois à temps plein au mois de mars mais également une augmentation du nombre de chômeurs. En plus de cela, les enquêtes récentes sur les perspectives d’affaires montrent que les entreprises ne s’attendent pas à ce que les prix et les salaires augmentent à court terme. Le secteur afficherait donc encore des faiblesses.
Enfin, la balance commerciale canadienne a enregistré son premier déficit, après trois mois d’excédent, en février. Comme l’avait suggéré la BoC le mois dernier, la baisse des exportations repose sur la baisse des prix du pétrole et le recul des expéditions vers les Etats-Unis.

Vous l'aurez compris, il y a de fortes chances que la déclaration d'avril de la BoC ressemble à celle de mars. Sur le marché des changes, la réaction des paires incluant le dollar CAD devrait donc être similaire.